05 août 2013

VI - Le poète dramatique pleure le poète officiel

  avoue se roule sur le lit roule se sent très seul très seul très pluriel anonyme multiple difficile de savoir pourquoi on l'appelle ainsi ça dépend s'en fout un nom est un nom lui préfère l'immédiat du silence cette merde ou la solitude carabinée des bois ou le contraire une aube flotteuse dans une ville quelconque là-bas ronde tactile à perte de vue où jamais rien ne lui demande rien jamais    

03 avril 2013

IV - Le poète épique annonce la fin du poète formel

  un jour il se sent très seul a peur il appelle sa mère regarde les pigeons d'un autre œil monte de son flanc une espèce de houle longue il rêve de jeunes femmes bourdonnant comme mouches dans d'infinies roucoulades entend la chanson de Carnaby Street ou celle qu'il chantait à la lune dans les aubes attiédies de lointains tropiques tout en soignant les tourterelles prises dans ses filets il ferme les yeux se cherche en lui-même se demande pourquoi il n'a plus aucun goût pour la nourriture ni pour les matinées d'automne plus... [Lire la suite]
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30 janvier 2013

I - Le poète épique pleure le poète lyrique

égaré dans la jungle chasse la lune le jour les moustiques du cœur qui l'obsèdent parcourt les foules couteau à la main hagard fixe hagard l'inconnu des feuillages le jour se lève erre sauvage c'est le poète échevelé chasse sans trêves les mouches ou autres rêves-pigeons qui le cernent craint la nuit le chaud l'humide et le bruit et le vent qui rongent ses mains rien à dire rien à cacher à sa solitude même à la veille de sa mort rien à garder de ses aventures aux portes des cœurs se perd dans tous les labyrinthes
Posté par balpe à 09:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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