21 mai 2013

V - Le poète formel énonce

  un mot c'est un mot ça dit le-coup-de-poignard-du- soleil par exemple ou le-thé-amer-de-la solitude ou autres choses bien d'autres choses encore comme comme ou peut-être et alors ou le-pied-nu- et-blanc-se-frotte-contre-la verge un mot c'est ça pas plus pas moins c'est la mémoire un mot la vie de la mémoire et la vie et l'envie et l'avis et l'envers et l'endroit et l'hypocras la consubstantation des choses parce que la mémoire aveuglée est la proie du noir parce qu'elle se vermoule se lime s’érode s'écule dans sa mordacité... [Lire la suite]
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12 mai 2013

V - Le poète lyrique sert à boire

  plus d’eau désolé plus d’eau plus d’évian plus de vittel plus de badoit plus d’eau du jus d’orange du vin enfin du vin plus d’eau plus de contrex de vichy plus d’eau du jus d’orange du schweppes désolé plus rien de la bière du vin plus d’eau du vin de la bière du pastis ricard whisky même anisette même ou du thé du café du chocolat de tout enfin presque plus d'eau c'est tout c'est tout plus d'eau c'est tout y a tout sauf l’eau désolé plus d’eau plus d’eau plus    
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29 avril 2013

V - Le poète épique philosophe

  connaît le mal de la nuit la vie difficile les jours suivant les jours regards maisons couteaux vols sirupeux des pigeons sait l'absence de paix des choses inanimées rien ne va plus chacun sa vie j'avais vécu si j'avais su aimé rêvé parlé vécu…» pas d'espoir d'autre issue que ces lieux noirs pourpres d'angoisse et d'ombre et de deuil et de temps métamorphoses et lubies attirance du sexe lointain des femmes j'avais su si…» honte honte honte et honte la lumière se dissout dans la pâleur du noir    
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19 avril 2013

Premier intermède du poète aveugle

  le monde est plein d'odeurs le monde est plein d'odeurs le monde est plein d'odeurs le monde est plein d'odeurs tend le monde est plein d'odeurs le monde est plein d'odeurs le monde est plein d'odeurs le monde est plein d'odeurs le monde est plein d'odeurs une main tend le monde est plein d'odeurs la main il tend le monde est plein d'odeurs la main le monde est plein d'odeurs le monde est plein d'odeurs la main la main tend le monde est plein d'odeurs une main     
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15 avril 2013

IV - Le poète officiel officie

  la poésie c'est quelque chose croyez-moi pas un ovni ni un extra-terrestre c'est sûr c'est absolument sûr c'est ça pas autre chose mais c'est ce quelque chose là le oui le non mais pas le peut-être ni le sait-on-jamais c'est d'abord ce que je dis que c'est et vous savez que je ne mens jamais ergo la poésie c'est ça du moins s'il y en a car s'il n'y en a pas alors c'est différent s'il y en a pas c'est différent et ça ça peut pas se discuter la poésie c'est quand je parle du moins quand je me souviens que je parle du moins... [Lire la suite]
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09 avril 2013

IV - Le poète poète embrasse le poète aveugle

  soudés par la bouche ne font qu’un qu’une algue mouvements très lents de tête doux très marins flottent au courant bourbeux de foule inondant couloirs nauséeux du métro sans visage bouches soudées double-face hermétiques aveuglés l’un dans l’autre comme poisson et poisson-pilote résistant aux flux forts lents violents reflux faibles d'une foule de travailleurs où ils s’accrochent sont contre et contre-contre    
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06 avril 2013

IV - Le poète lyrique interroge son passé

  se demande ce qui a bien pu advenir des accords de la musique de tout ce qui suit un modèle qui a quelque chose comme une intention comme la petite maison blanche avec des volets verts ou la chambre au papier peint trop jaune vif se demande ça si derrière la tranquillité grise des nuages il y a un ciel et bleu ou si ce sont les arbres auxquels le vert s'accroche comme eau à flanc de cascade avec toute cette paisible absurdité des montagnes à laquelle ne sait plus s'il veut toujours croire et se demande ça…    
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03 avril 2013

IV - Le poète épique annonce la fin du poète formel

  un jour il se sent très seul a peur il appelle sa mère regarde les pigeons d'un autre œil monte de son flanc une espèce de houle longue il rêve de jeunes femmes bourdonnant comme mouches dans d'infinies roucoulades entend la chanson de Carnaby Street ou celle qu'il chantait à la lune dans les aubes attiédies de lointains tropiques tout en soignant les tourterelles prises dans ses filets il ferme les yeux se cherche en lui-même se demande pourquoi il n'a plus aucun goût pour la nourriture ni pour les matinées d'automne plus... [Lire la suite]
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20 mars 2013

IV - le poète formel danse

  o ou a i o i è o ou a i o i è tourne à tous petits pas tourne regards vides tête haute gabardine comme robe flottante tourne o oua quichose siplé o oua quichose tourne lent sur lui-même dans la luminosité noire où il se maintient au centre juste au centre au centre o moua quichose siouplé onais moi quichose siouplai onais moi quèquichose siouplait du fond d'un des couloirs du métro s'impose un air comme de java-valse donnez-moi quelque chose s’il vous plaît    
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14 mars 2013

IV - Le poète dramatique se prend pour le poète lyrique

  maintenant il y a le regard un regard sur sa fuite heureuse quelque chose comme un système de questions à mâcher dans le menthol de l'aurore l'inconnu cet inconnu qu'il palpe qu'il déglutit à grandes gorgées qu'il enfièvre d'espoirs parce que c'est ainsi et comme ça et qu'il n'y avait rien d'autre à faire se laisser enliser jusqu'à la pointe des cheveux en ignorant ce qui arrive ne veut pas le savoir s'en fout claque des dents devant l'horizon toujours lointain toujours horizon et qui sans raison fume dans ses yeux qui... [Lire la suite]