la nuit résiste à l'intérieur calé au creux de la
banquette il fixe fixement la fenêtre qui creuse
son sillage dans le noir tout est obscur parfois
seulement de vagues traînées de lumière venue
d'on ne sait où balaient son visage immobile du
mouvement du train il regarde le train remue des
masses d'ombres ne supporte pas l'obscurité
le nulle part de l'air dans la nuit l'abandon
longtemps seules restent immobiles les étoiles